Laurier-rose

mars 1, 2022

Le laurier-rose (Nerium oleander) a tout pour plaire. Cet arbuste généreux fleurit pendant des mois, du rouge au blanc en passant par le saumon et le jaune. Il évoque tout de suite la Méditerranée et les terrasses du Midi.

Sur un balcon ou en pleine terre, il apporte de la couleur là où beaucoup de plantes peinent à tenir l’été. Mais pour qu’il fleurisse vraiment, il demande quelques bons réflexes.

Voici l’essentiel à connaître avant de l’adopter : son entretien, sa toxicité (un vrai sujet), ses variétés et les maladies à surveiller.

🌿 L’essentiel en un coup d’œil : le laurier-rose me fait l’effet d’un arbuste sans complexe. Il fleurit jusqu’à 5 mois, du rouge au blanc, et supporte la sécheresse une fois bien installé. Son seul vrai défaut : toutes ses parties sont toxiques, à manipuler avec des gants. Comptez 2 à 3 arrosages par semaine en plein été pour une floraison généreuse.

Qu’est ce qu’un Laurier rose?

Commençons par les bases. Le laurier-rose fait partie des arbustes qui fleurissent en plein été, juste quand le jardin a besoin d’un coup d’éclat.

On l’appelle aussi rosage, oléandre, lauraine ou nérion. Son berceau se situe en Afrique du Nord et en Asie du Sud-Est, mais on le croise surtout autour du bassin méditerranéen.

Sous son nom latin, Nerium oleander, il appartient à la famille des Apocynacées. Ses fleurs à cinq pétales le rangent parmi les arbustes d’orangerie, aux côtés du citrus, du jasmin, du figuier ou du bougainvillier.

Son feuillage est vert foncé, persistant, coriace et allongé. Les fleurs, elles, s’ouvrent surtout entre juin et octobre.

Côté couleurs, tout dépend de la variété. « Alsace » et « Minouche » donnent du rose, « Album Plenum » et « Mont Blanc » un blanc franc, « Emile Sahut » un rouge soutenu. Et ce ne sont que quelques exemples parmi des dizaines.

💧 Calculateur d’arrosage du laurier-rose
Arrosage conseillé :

Comment entretenir un Laurier rose ?

Même en pleine forme, un laurier-rose réclame un minimum d’attention. Beaucoup de jardiniers relâchent l’effort une fois l’arbuste bien installé. Dommage, car c’est justement le suivi régulier qui dope la floraison.

Il tolère la sécheresse, mais il aime être arrosé pendant les grosses chaleurs. Sans excès. Des feuilles qui jaunissent trahissent souvent un arrosage trop généreux. En pratique, deux à trois apports par semaine suffisent quand il fait chaud.

La taille a deux rôles. D’abord, elle élimine les branches et les feuilles abîmées, qui risquent sinon de contaminer le reste du pied. Ensuite, en pinçant l’extrémité des jeunes tiges, vous l’incitez à se ramifier et vous lui donnez une belle silhouette.

Si la terre est pauvre, un engrais adapté lui redonne du tonus. Une fois qu’il a repris, inutile de fertiliser à outrance.

L’hiver, place à la protection. Le laurier-rose craint le gel, qui peut bloquer voire annuler sa floraison. Lors des fortes gelées, certaines variétés dépérissent, d’autres repartent au printemps. Dans tous les cas, taillez le bois mort et retirez les fleurs fanées pour relancer les pousses.

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🐝 Bon à savoir : la toxicité du laurier-rose est si tenace qu’elle passe jusque dans le miel. Un miel produit à partir de ses fleurs peut rester impropre à la consommation. Côté record, sa floraison peut s’étaler sur près de 5 mois, de juin à octobre, ce qui en fait l’un des arbustes les plus durablement fleuris du jardin méditerranéen.

Chaleur et lumière pour un Laurier rose

Comme la plupart des arbustes à fleurs, le laurier-rose a besoin de chaleur et de lumière pour donner le meilleur de lui-même. À condition de doser : trop de l’un ou de l’autre peut l’abîmer.

C’est une plante peu rustique. En dessous de 5 °C, elle décroche. Cultivé en pot, il passe l’hiver bien plus sereinement sous serre ou en véranda. Pas besoin, en revanche, de le rentrer dans la maison chauffée.

De mai à octobre, il profite de l’extérieur, et sa floraison suit directement la quantité de soleil reçue.

Dans les régions au climat doux, plantez-le plutôt entre octobre et avril, sur un sol bien drainé. En pot, en bac, en massif ou en pleine terre, le mot d’ordre reste le même : beaucoup de lumière et de la chaleur. C’est ce qui fait la différence sur la croissance.

Les atouts

  • Floraison longue, jusqu’à 5 mois
  • Très résistant à la sécheresse et à la chaleur
  • Parfait en haie, en pot ou sur un balcon

⚠️ Les réserves

  • Toutes ses parties sont toxiques
  • Peu rustique, il craint le gel sous 5 °C
  • Sensible aux cochenilles et à la fumagine

Qu’est-ce qui est toxique dans le Laurier rose ?

Magnifique, oui. Mais le laurier-rose est aussi l’un des arbustes les plus dangereux de nos jardins, et il faut le dire clairement.

Tout est toxique : feuilles, tiges, fruits et fleurs. La plante contient des hétérosides cardiotoxiques qui s’attaquent au cœur, avec une concentration particulièrement forte dans les feuilles.

Une seule feuille avalée peut suffire, chez l’humain comme chez l’animal. Heureusement, son goût très amer décourage la plupart des intoxications, qui restent le plus souvent accidentelles. Même les herbivores affamés l’évitent.

Quelques réflexes s’imposent. Tenez-le hors de portée des enfants et des animaux, lavez-vous les mains après chaque manipulation et enfilez des gants pour tailler.

En cas d’ingestion, les symptômes vont des douleurs abdominales aux vertiges, vomissements, troubles respiratoires et tremblements, jusqu’aux troubles cardiaques. Les personnes fragiles peuvent même réagir au simple contact, avec des irritations cutanées. Dans tous les cas, direction le médecin sans attendre.

🚫 Piège classique : confondre le laurier-rose avec le laurier-sauce, celui des plats mijotés. Les deux n’ont rien à voir. Le laurier-sauce (Laurus nobilis) est comestible, le laurier-rose est dangereux à l’ingestion. Dans le doute, ne cueillez jamais de feuilles « pour la cuisine » sur un arbuste que vous n’avez pas formellement identifié.

Caractéristiques de la fleur : Laurier rose

Le laurier-rose est un arbuste des régions ensoleillées. Sans une bonne dose de chaleur et de lumière, ni sa croissance ni sa floraison ne suivent.

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Sa sensibilité au froid reste son point faible. L’hiver, un paillage ou un voile d’hivernage l’aide à passer la saison. Dans le sud, on le plante sans souci en pleine terre, par exemple pour monter une haie fleurie. Plus au nord, la culture en pot est préférable : un beau pied coloré habille un balcon sans difficulté.

En pleine terre, il peut atteindre 2 à 5 m de haut pour environ 6 m d’envergure. En pot, il plafonne plutôt autour de 45 cm. Dans les deux cas, son feuillage coriace garde un côté vert toute l’année.

Ses fleurs, simples ou doubles, se rassemblent en petits bouquets au bout des rameaux. Et la floraison dure, vraiment : plusieurs mois d’affilée.

VariétéCouleurHauteurParticularité
Mont BlancBlanc2 à 3 mFloraison abondante
Emile SahutRouge soutenu2 à 4 mCouleur vive
MinoucheRose2 à 3 mClassique et robuste
Petite SalmonSaumon≈ 1 mVariété naine, idéale en pot
Album PlenumBlanc2 à 3 mFleurs doubles

Comportement de la fleur : Laurier rose

« Album Plenum », « Minouche », « Emile Sahut », « Provence », « Angiolo Pucci », « Petite Salmon », « Commandant Barthélémy »… les variétés ne manquent pas. Les formes naines plafonnent à 1 m, les grands sujets grimpent jusqu’à 5 m.

Malgré ses origines méditerranéennes, le laurier-rose ne se passe pas d’eau. Encore faut-il repérer quand il a soif. Les signaux sont clairs : feuilles qui jaunissent et tombent, fleurs qui flétrissent, jeunes pousses molles et déformées, croissance à l’arrêt.

Face à ça, agissez vite. Un arrosage régulier l’accompagne pendant toute sa pousse. Par forte chaleur, mieux vaut arroser quand le pied est à l’ombre. Côté engrais, un apport tous les 15 jours en pleine croissance, surtout l’été, soutient une floraison éclatante.

La plupart des variétés sont sans parfum, quelques-unes sentent légèrement. L’arbuste prend 25 à 30 cm par an, ce qui en fait une plante à la croissance plutôt rapide. En pot comme en pleine terre, il peut vivre de longues années, à condition de le protéger du gel et de le rempoter tous les 3 à 4 ans.

🪴 Mon expérience : j’ai acheté mon premier laurier-rose sur un marché de Hyères, au printemps 2019, pour 18 €. Je l’ai laissé en plein soleil sur la terrasse et arrosé sans compter, persuadé de bien faire. Résultat : feuilles jaunes en deux semaines. La leçon a été simple : avec lui, on arrose moins mais mieux, et on le laisse respirer.

Le cycle du Laurier rose

Pour réussir un laurier-rose, quelques conditions reviennent toujours. La première, c’est la lumière : un bon éclairage reste la clé de la floraison.

Vient ensuite le sol, qui doit être drainé, fertile et frais. S’il ne l’est pas, compensez avec un engrais tous les 15 jours pour enrichir la terre.

Après la plantation, arrosez régulièrement les jeunes pousses et retirez les fleurs fanées. Pour multiplier votre pied, le bouturage en août reste la méthode la plus simple. Si vous semez en pleine terre, visez le printemps ou l’automne, et mettez la plante à l’abri du vent fort.

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Exposez-la bien au soleil et plantez-la dans un mélange de terre de jardin et de terreau. La première année, l’arrosage régulier fait toute la différence.

Dans les régions où l’hiver gèle pour de bon, la culture en pot s’impose. Choisissez un contenant d’au moins 50 cm pour laisser les racines s’étaler, percez le fond et ajoutez graviers ou billes d’argile pour le drainage. Attention, un pot s’appauvrit vite : pensez à l’engrais pour éviter que les feuilles jaunissent et tombent.

❄️ Précaution hivernale : dès que la température descend vers 5 °C, rentrez les pieds en pot sous une véranda ou une serre froide. En pleine terre, paillez le pied sur 10 à 15 cm et couvrez d’un voile d’hivernage. Limitez l’arrosage à une fois par mois pendant le repos, juste assez pour que la motte ne sèche pas complètement.

Laurier-rose malade ?

Comme beaucoup d’arbustes, le laurier-rose attrape sa part de maladies. Le premier signal, ce sont les feuilles qui blanchissent, noircissent ou jaunissent.

La cause est souvent la même : une terre mal adaptée, ou un milieu trop sec ou trop humide qui ouvre la porte aux bactéries. Parmi les classiques, on retrouve la fumagine et la gale. Bonne nouvelle, chaque problème a sa solution.

Le réflexe de base : couper les feuilles touchées dès les premiers symptômes, puis les brûler. Un traitement à la bouillie bordelaise et au fongicide complète l’opération.

Les parasites, eux aussi, s’invitent volontiers. Cochenilles et pucerons passent souvent inaperçus, tout comme les araignées rouges, qu’on repère à leurs petites toiles près des feuilles. Pour vous en débarrasser, douchez le feuillage à plusieurs reprises et appliquez un insecticide au savon noir, à renouveler quelques jours plus tard jusqu’à disparition complète. Pensez aussi à désinfecter vos outils après chaque taille. Et si des escargots traînent, retirez-les à la main.

Si l’entretien du laurier-rose vous a donné envie d’aller plus loin, sachez qu’on peut jardiner sans pesticides sur la plupart des massifs. Les mêmes nuisibles reviennent souvent d’une plante à l’autre, et nos conseils pour venir à bout des pucerons s’appliquent très bien ici. Et si vous cherchez un arbuste à fleurs pour l’accompagner, l’hortensia fait un voisin de choix.

Comment conserver un laurier rose l’hiver ?

Les lauriers roses ne tolèrent pas le froid. Une fois que la température baisse au moins de 10 °C, il vaut mieux rentrer la plante en pot dans une véranda. Dans le cas où elle se trouve en pleine terre, protégez-la d’un voile d’hivernage.

Est-ce que le laurier rose perd ses feuilles en hiver ?

Ses feuilles peuvent tomber lorsqu’elles sont endommagées par la variation de température en dessous de 10 ° C. Quand les bactéries infectent aussi les branches, cela peut inciter leur perte.

Eva, fondatrice du site

J’ai créé Aux pays des fleurs pour partager ma passion des fleurs et offrir à chacun un espace où nature, beauté et savoir-faire se rencontrent au fil des saisons.


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