Samedi 12 juin 2010
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11:53
si vous avez suivi jusqu'ici notre périple , et la route difficile qu'est celle de Lima - Arequipa ,
nous nous arrêtons à midi dans un havre de paix aussi beau qu'insolite et inattendu après cette nature et cette route hostile et austère ,
une jolie crique donnant sur le Pacifique ,
le soleil brille , est chaud ,
nous sommes " au milieu de .. rien "
on arrive là par un chemin de terre ,
et on découvre ce joli restaurent-motel , des petites chambres -maisons , et un restaurant à bord de crique ,la table nous attend ,
un vrai moment de détente que nous apprécierons étant assez éreintés ,
le hamac tend les bras
et voilà Narcisse ne résiste pas , avec vue sur la mer , comment trouver la force de se retaper autant de route , ? on reste là on veut rester là !!!!
c'est beau et le condor passa !
et surprise , derrière la crique , un site inca était caché à notre vue , en promenade digestive sous un soleil de brute , nous voilà partis en visite
,
Le Qhapaq Ñan (nom quechua signifiant « chemin royal » et fréquemment remplacé par l'expression
« chemin de l'Inca »])
était l’axe principal du projet économique et politique de l’Empire
Inca. Long de plus de 6000 kilomètres, il permettait à l’Inca de contrôler son Empire, de déplacer ses troupes depuis la capitale, Cusco.
Quand au début du XVIe
siècle, les conquistadores
espagnols atteignirent l’isthme de Panama, ils entendirent les indigènes parler d’un fabuleux royaume dont les princes étaient recouverts d’or.
Bien que l’existence de ce pays mythique, l’Eldorado, n’ait jamais pu être prouvée, les Européens découvrirent au cours de leurs explorations l’immense Empire Inca ainsi que les
vestiges des civilisations qui l’avaient précédé.
A son apogée, celui-ci couvrait une région immense qui s’étendait de Pasto, au sud de la Colombie actuelle, à Santiago du Chili, en passant par l’Argentine, le Pérou et la Bolivie.
Le Qhapaq Ñan – Chemin Principal Andin - constituait alors l’axe principal du projet économique et politique de l’Empire Inca.
C’était une gigantesque colonne vertébrale longue de plus de 6000 kilomètres que l’on peut comparer à la mythique Route de la soie en Orient ou au réseau des routes pavées romaines en Europe. Son tracé principal joint
les villes de Pasto en Colombie, Quito et
Cuenca en
Equateur, Cajamarca et Cusco au Pérou,
l’Aconcagua en Argentine et Santiago du Chili.
Il permettait à l’Inca de contrôler son Empire, de déplacer ses troupes depuis la capitale, Cusco. Le long de ces routes parfois pavées, des auberges, des postes de garde, des ponts…
Un réseau secondaire de routes transversales, long de plus de 45 000 km, reliait alors le Qhapaq Ñan à la côte et au bassin amazonien. Les chasquis, les coursiers à pieds, pouvaient alors, grâce à un système de relais extrêmement efficace, véhiculer l’information à une vitesse incroyable.
A une altitude située entre 800 et 5000 mètres, cette route monumentale, qui peut atteindre jusqu’à 20 mètres de largeur, reliait les zones habitées, les centres
administratifs, les zones agricoles et minières ainsi que les lieux de cultes.
Ce “Chemin Principal” a permis l’unification de cet empire immense et hétérogène, un des mieux organisés du monde sur le plan administratif. Au delà des frontières
modernes, il continue de constituer ce trait d’union entre les différentes cultures andines.
nous sommes précisément sur un de ces chemins ,
bonjour aux habitants dormants ,
au revoir paysage de rêve , il faut repartir ,
et la route sera longue !!!
ce soir nous serons à Arequipa ,