Au Pérou ,les hauts sommets culminent jusqu'à 6768 mètres ,
Dès qu'on atteint 3500 mètres , on peut avoir le " soroche " ou ... mal d'altitude ,
en quoi celà consiste t-il ? et pourquoi ?
Le mal aigu des montagnes (MAM) est un syndrome de souffrance, lié à une montée en haute-altitude, à l'absence d'acclimatation et à une sensibilité
personnelle, plus ou moins importante. Chaque organisme réagit de façon personnelle et tout à fait innattendu et à différents degrés...
On ne peut le savoir à l'avance , il ne s'agit pas d'état de santé , de jeunes sportifs peuvent avoir ce soroche alors que des personnes agées ne l'auront
pas ,
Ses symptômes sont des céphalées , des nausées et des vomissements , de l’insomnie, de la fatigue
générale, de lassitude, des vertiges, des troubles de l’équilibre, de dyspnée ( difficulté à rspirer ) et manque d'appétit.
Il s’agit donc d’une maladie fréquente touchant des gens en bonne santé mais exposés à un environnement extrême de haute altitude. Son incidence est
variable, mais augmente très rapidement avec l'altitude; elle serait de 15 % à 2 000 mètres
d'altitude et de 60 % à 4 000 mètres.
Ce mal apparaît après un délai de quelques heures en altitude; il régresse avec l'acclimatation et disparaît immédiatement à la descente.
Vous le savez déjà paf çà m'est tombé dessus ce soroche , et alors vite fait de comprendre ce dont il s'agit , comme si on vous mettait la tête ( le
derrière de la tête , cervelet ) dans un étau , horrible mal , moi qui n'ait pratiquement jamais de migraines , je peux vous dire que là c'était pas la joie ,
La pression atmosphérique et donc avec elle, la pression partielle en oxygène, décroissent avec l’altitude selon une relation pratiquement exponentielle. De ce fait la quantité d’oxygène disponible au niveau cellulaire
diminue ce qui engendre immédiatement un certain nombre de mécanismes compensateurs (hyperventilation, modification de
l’affinité de l’hémoglobine pour l’oxygène, etc.).
Lorsque ces mécanismes compensateurs sont insuffisants ou n’ont pas le temps de s’installer, la victime peut développer un ensemble de
symptômes appelé « mal aigu des montagnes ». Dans les cas les plus graves, la personne peut faire un œdème pulmonaire, un œdème cérébral ce qui peut aboutir enfin à la mort en l’absence de traitement approprié
(descente, oxygène, pharmacologie
La mise sous oxygène calme la douleur et le malaise mais pour un temps déterminé ou du moins l'apaise , puis ca recommence ,
beaucoup de personnes sont touchées plus ou moins d'autres pas comme Narcisse , rien du tout , tant mieux pour lui çà en faisait au moins un en
forme ,
ca peut aussi donner mal au ventre , des nausées et parfois tout çà,à la fois ,
je crois que si on savait ceque ca fait avant on ne partirait pas en altitude ,
La prévention passe d'abord par l'acclimatation.
Pour des séjours prolongés au-dessus de 3 500 mètres, il faut progresser en altitude de
500 mètres à 800 mètres maximum par jour selon la sensibilité.
À une altitude élevée (entre 4 000 mètres et 5 000 mètres),
l’œdème pulmonaire de haute altitude (OPHA) peut survenir brutalement à tout moment au cours des premières 48 heures.
un des collègues de Narcisse a fait un oedeme pulmonaire , il a du etre hospitalisé , une fois stabilisé il a été redescendu sur Lima ou là
tout est redevenu mieux , il nous a attendu la bas mais son voyage a été gaché bien évidemment , comme quoi ca peut arriver ,
Cimes enneigées de l'Ampato , un des plus hauts sommets
on peut acheter comme les Péruviens des feuilles de coca que l'on enroule et que l'on laisse dans la bouche , avec un catalyseur ca envoie une
substance qui calme un peu ce mal , je l'ai fait
on a essayé les bonbons au coca , la liqueur de coca
la tisane de coca tous les matins et le maté
ca calmait parfois mais pas assez ,
heureusement le paysage est si beau , tellement magnifique qu'on se dit qu'il faut en profiter , car jamais on ne reverra celà , c'est vraiment
extraordinaire de se trouver là , une autre dimension ,
les vendeuses de l' altitude extrême , leur visage est buriné , le climat est rude ici , le soleil
tape dur ou le froid brule le visage ,
à cette hauteur(4910m) ces petits tas sont formés par les gens qui passent là une petite pierre ajouté = un voeu , j'ai fait celui de ne plus avoir si mal à
la tête , ca n'a pas marché !!!!
ce soroche aura duré tout le long du passage de l'altitude et le summum de mon gros bobo sera au Lac Titicaca chez les Indiens , heureusement
eux aussi ont parfois le soroche et ils avaient de l'oxygène qu'ils m'ont administré mais c'est dommage car tous ces jours en altitude et tous ces belles choses à voir m'ont paru bien
difficiles à gagner !!!
en redescendant sur Lima le mal disparaitra instantanément , ca soulage , je peux vous le dire !