Faute de poils ou de plumes, l'être humain a dû faire marcher très tôt son intelligence pour se protéger du climat. Et le plus pratique était encore de se servir
sur ceux qui en avaient : voici donc les premiers hommes recouverts de fourrures douillettes.
Très tôt, nos ancêtres inventent l'aiguille : un outil modeste mais essentiel pour la confection de vêtements cousus. Les peaux de
bêtes tannées ont la faveur des habitants des régions froides.

Certaines populations, comme les Mongols, fabriquent aussi des feutres par malaxage de poils ou laines. Ce sont les premières étoffes. À la faveur de la
sédentarisation, les habitants des régions chaudes ou tempérées se mettent aussi à tisser les fibres végétales (lin) ou animales (laine).
Antiquité : simple mais pratique
La chaleur de l'Égypte ne laissant guère de place à la fourrure, les habitants de la vallée du Nil font un triomphe au lin qui leur permet de créer fourreaux et pagnes tout en légèreté.
Légèreté peut rimer avec confort, élégance et même sophistication. Les fresques de l'ancienne Égypte détaillent avec précision le vêtement des hommes et des femmes, des souverains, des nobles,
des danseuses, aussi bien que des paysans.
Le souci de la mode apparaît très tôt : la «Parisienne» de Crète (1500 ans avant notre ère) en est la preuve presque vivante avec son fin profil au discret maquillage.
Dans la Grèce antique, les dames, comme les messieurs, s'enveloppent dans un «chiton» à taille unique qui s'agrafe sur l'épaule et se serre à la taille.
Ces vêtements sont généralement de couleur brune mais les classes supérieures s'autorisent des couleurs vives.

Plus tard, les patriciens romains portent couramment la tunique, ne réservant l'encombrante toge de six mètres qu'aux grandes occasions. La couleur reste rare, mais tous n'hésitent pas à faire
étalage de leurs richesses à l'aide de somptueux bijoux.

Plus pudiques que les Grecs, les Romains ne pratiquent pas la nudité au gymnase et certaines fresques nous montrent de jeunes femmes athlètes dans un «bikini» d'allure très moderne.
Byzance, profitant des échanges avec l'Extrême-Orient et de l'acclimatation des vers à soie, rompt avec l'austérité romaine.
Les représentants des classes supérieures s'enveloppent de très riches costumes de coton et de soie colorés. Les empereurs d'Orient cultivent une pompe somptueuse
dont la pourpre est le symbole.
La mode au Moyen Age
Moyen Âge : du hennin à la poulaine

Aux temps carolingiens apparaît dans la classe supérieure une tenue plus ou moins spécifique, telle qu'elle ressort de la description que le chroniqueur
Eginhard fait de l'empereur Charlemagne : «Il portait la tenue nationale c'est-à-dire franque ;... un haut-de-chausse attaché avec des bandes protégeait ses membres inférieurs et des
souliers, ses pieds, et il couvrait ses épaules et sa poitrine d'une jaquette ajustée... Sur le tout, il jetait un manteau bleu» .

La «tapisserie de la reine Mathilde» nous offre une représentation réaliste des Occidentaux, essentiellement des guerriers, aux alentours de l'An
Mil.
Les hommes portent culottes et tuniques ; ils sont imberbes, avec une coupe au bol.

Rien à voir avec les temps mérovingiens, un demi-millénaire plus tôt, quand les cheveux courts et le visage glabre étaient le propre des ecclésiastiques.
Dans la deuxième moitié du Moyen Âge, l'apparence devient peu à peu signe d'appartenance sociale. Les groupes et les corps de métiers tendent à se
différencier par la forme ou la couleur de leur tenue qui devient plus variée et riche grâce aux apports des croisades.

À partir de 1380, on porte la «houppelande», un confortable manteau sans manches aussi baptisé «robe», mais elle passera de mode au milieu du siècle suivant.
Au XVe siècle, la garde-robe se divise horizontalement et le corps se corsète, le vêtement en soulignant les formes, tant masculines que féminines.

L'homme s'habille d'une veste courte serrée à la taille avec une ceinture : le «pourpoint». Il porte des chausses (ou bas) protégées au niveau des pieds par des «poulaines»
(chaussures étroites et effilées, parfois si longues qu'il faut les renforcer avec du métal). La mode, au milieu du XVe siècle, est aux bas bicolores (chaque jambe d'une
couleur).
La femme, qui se doit d'être élancée, met sa taille en valeur avec un corsage et une jupe tout en gagnant encore des centimètres à l'aide d'un chapeau comme le fameux hennin, sorte de cône qui
fait fureur à partir de 1450 environ. Mais l'esthétique veut aussi qu'elle souligne la rondeur de son ventre (les temps ont bien changé
lLa mode est différente au fil des nas et possède son style bien à elle.
Pour le Moyen Âge, les tenues vestimentaires étaient bien sûr diamétralement opposées de celles que l'on connaît actuellement.
Mais comment s'habillaient les hommes et les femmes de cette époque précisément ?
Les vêtements au Moyen Âge différaient d'abord en fonction du métier exercé.
En effet, les hommes d'églises portaient des vêtements plutôt longs comme des grandes toges tandis que les hommes les plus
riches portaient des costumes très habillés.
La richesse de chacun et de chacune était perceptible aux vêtements portés.
La mode au Moyen Âge diffère aussi que vous soyez un homme ou une femme.
Tout d'abord, en ce qui concerne les femmes, leurs tenues vestimentaires sont beaucoup plus longues que celles des hommes.
(ca c'est moi en
cost. moyen age )
Pour s'habiller au Moyen Âge, lorsqu'on était une femme, il ne fallait pas avoir peur de perdre du temps. L'habillement était une étape assez longue et laborieuse. En effet, avant d'enfiler
leur robe, le plus gros de la tenue, les femmes devaient d'abord mettre un corset.

A cette époque, les tailles fines et les silhouettes affirmées étaient très en vogue. Après cela, elles devaient enfiler plusieurs jupons, dont l'un d'entre eux avait la particularité d'être
raidi par des fils de fer. Tout le monde se souvient de la forme arrondie des jupons de l'époque, en forme de cloche. Les femmes étaient relativement sophistiquées. Elles portaient des robes
faites de dentelle, de soie ou de velours et aimaient être élégantes.

Les couleurs généralement portées par les femmes étaient le noir, le violet et le gris. Le rouge et le vert sont deux couleurs qui n'étaient portées que
par les nobles. Le code couleur ne s'impose pas qu'aux femmes.

En effet, les enfants de moins de sept ans devaient être vêtus de blanc et les fillettes de bleu ciel.

Pour ce qui est des hommes, ils étaient vêtus de caleçons longs voir mi-longs en cuir ou en toile avec une grande chemise aux manches bouffantes par-dessus. Ils portaient tous des ceinturons,
la plupart du temps ornés de pierres précieuses.

Les hommes du Moyen Âge sortaient rarement sans chapeau égayé de plumes de différentes couleurs. Les hommes étaient déjà très tendance à cette époque.
La mode au Moyen Âge est donc bien loin de ce que l'on connaît aujourd'hui, tant au niveau des formes et des accessoires vestimentaires que des couleurs. Vu que la mode est un éternel
recommencement, à quand le retour de la robe aux multiples jupons pour mesdames et les caleçons en cuir pour messieurs ?

16 E siècle
La mode masculine avait alors un côté « féminin », les hommes portaient des « habits de femmes ».

Au début de cette période, les vêtements incarnaient la facilité, la liberté et ils étaient marqués par une apparence pittoresque. Des règlements qui existaient depuis le XIIIe siècle déterminaient la mode : rédigés dans les communes par des magistrats et des seigneurs, ils avaient pour but de conserver les bonnes mœurs, aider la propre industrie, se protéger des influences étrangères et de luxe inutile, mais le
but principal était de conserver les différences des classes.

Les femmes portaient des cols plus effilés, car le décolleté était élargi jusqu’aux épaules. Elles portaient le plus souvent des jupes en forme de cloches et des corselets avec un
grand décolleté. Les manches arrivaient jusqu’aux coudes au maximum. À la maison chaque femme portait un
manteau de maison.

En France et en Angleterre, les femmes se protégeaient le visage avec un masque, et beaucoup plus tard avec un voile.

L’Italie et l’Allemagne ne se sont pas ralliées à cette coutume. Autour du cou, les femmes aimaient bien se mettre un col en four, qui était
appelé « petit four aux puces », parce qu’on pensait qu’il était destiné à attirer les insectes.

Contrairement aux Italiennes, les femmes en Espagne, Allemagne, France et Angleterre ne montraient jamais leurs vrais cheveux.

La minceur générale des femmes était soulignée par les corselets, qui étaient munis de ressorts d’acier d’une longueur d’un demi-mètre. À la fin du XVIIe siècle les premières
« mouches » apparurent sur les visages des femmes

et pour finir cet épisode voici quelques expressions :
Accoutré : vêtu
Affublement : vêtement
Affûtiau : bijou sans valeur
Anel : anneau
Bardache : étoffe en poil de chèvre
Bliaut : chemise
Broquette : petite broche
Chapelet : petit chapeau
Cotte : tunique ou robe
Crevet : lacet
Fasset : corsage
Frische : élégance
Houseau : jambière
Pentacol : pendentif
Pourpoint : vêtement qui couvre le corps du cou à la ceinture (pour les hommes !)
.
si ce sujet vous plait , je vous invite à suivre , il y aura plusieurs volets sur la mode toutes les époques jusqu'à nos
jours !
a bientot !!!!!
Caro
J'adore... je viens d'apprendre beaucoup sur la mode d'autrefois.
Bises à toi
Je reconnais des photos prises dans la bonne ville de Vannes...
Gros bisous à vous deux
et bien Iris , quel courage pour ce documentaire !!!!!
bin , on se remonte le moral comme on peu .
bisous
bernadette
bisous
cerisette
bisous / Iris
bises Iris
merci
bizz / Iris
bises
Tu ne trouveras le tag que demain mercredi, c'est le jour où je te disais qu'il était programmé mais si tu veux déjà faire quelques recherches sur le bleu pour participer, il te faut sélectionner 7 images qui présentent du bleu et que tu as déjà mises en ligne sur ton blog ..bonne journée
Non ! plus serieusement , encore un super grand article que tu nous fait la !!
bisous
pat